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Les humains auraient des préférences acoustiques en commun avec certains animaux

Les résultats d’une étude laissent entendre que, lorsqu’ils évaluent les sons, les humains et certaines espèces animales peuvent être influencés par les mêmes biais qui les guident vers la beauté
±Ê³Ü²ú±ô¾±Ã©: 19 March 2026

Une étude menée par une équipe de l’Université ɬÀï·¬ a révélé que les humains et certaines espèces animales partageaient des préférences acoustiques, du moins en ce qui concerne les cris d’animaux. Les résultats fournissent des preuves expérimentales indiquant que les jugements esthétiques liés aux sons pourraient être influencés par des mécanismes sensoriels communs.

« Charles Darwin pensait que les oiseaux et les humains partageaient le même "goût pour le beau" en ce qui concerne la couleur. Cependant, à ce jour, aucune étude n’a comparé de manière exhaustive les préférences esthétiques des humains à celles d’animaux », explique , auteur principal de l’étude et boursier postdoctoral en biologie à l’Université ɬÀï·¬. Nous avons étendu cette notion aux sons. »

« Nos conclusions indiquent que l’humain et certains animaux auraient en commun des mécanismes perceptifs et cognitifs nécessaires au traitement des sons. Cette recherche pourrait également permettre de comprendre pourquoi les êtres humains aiment autant la musique. Si notre sens de la beauté trouve ses racines dans une biologie commune ancienne, les caractéristiques qui rendent une chanson émouvante à nos yeux pourraient être liées à celles qui rendaient les cris des animaux attrayants bien avant notre apparition. »

Cette étude a été menée en collaboration avec des chercheuses et chercheurs de l’Université du Texas à Austin, de l’Université Yale, de l’Université d’Auckland et du Smithsonian Tropical Research Institute.

Des jeux en ligne au profit de la science

L’équipe de recherche a utilisé 110 paires de cris d’animaux dont l’attrait pour les membres de la même espèce avait déjà été mesuré dans des études antérieures, puis elle a fait écouter les enregistrements à des participants humains en leur demandant d’indiquer quelle paire ils préféraient. Les préférences des animaux et des humains se recoupaient principalement pour les sons comportant des ornements acoustiques, soit des éléments supplémentaires que les animaux intègrent parfois, comme des gloussements, des cliquetis et des trilles.

Plus un son était apprécié par les animaux, plus il était susceptible d’être sélectionné par les humains.

« Une grande partie des éléments de beauté que nous trouvons dans la nature – le parfum des fleurs, les couleurs des papillons et le chant des oiseaux – n’ont pas évolué en fonction de nous, et pourtant, nous trouvons ces signaux captivants », indique Sarah Woolley, coauteure de l’étude et professeure agrégée de biologie à l’Université ɬÀï·¬.

Plus de 4 000 participantes et participants ont pris part à cette étude, qui a été menée sous forme de .

, auteur en chef de l’étude, précise que ce format a permis à l’équipe de recueillir des données auprès d’un large éventail de participants et de vérifier si les facteurs démographiques permettaient de prédire les préférences. Ils ont constaté qu’une formation musicale ou une expérience dans l’identification des cris d’animaux n’avaient pas beaucoup d’influence, mais que les mélomanes étaient plus susceptibles d’avoir les mêmes préférences que les animaux. Samuel Mehr est affilié à Yale et à l’Université d’Auckland.

Les chercheurs continuent leur collecte de données au moyen du jeu en ligne. Ils chercheront à savoir si les sons ont le même attrait lorsqu’on les manipule, notamment par l’ajout de cliquetis ou de trilles. Ils prévoient également d’évaluer si les résultats se reproduisent chez d’autres espèces.

³¢â€™Ã©t³Ü»å±ð

L’article « », par Logan S. James, Sarah C. Woolley, Jon T. Sakata et coll., a été publié dans Science.

³¢â€™Ã©t³Ü»å±ð a été financée par le Smithsonian Institute, le Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies, les Instituts nationaux de la santé des États-Unis et la Royal Society Te ApÄrangi de Nouvelle-Zélande.

Le jeu en ligne est hébergé par , dirigé par Samuel Mehr et basé à l’Université d’Auckland et à l’Université Yale.

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