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Une étude apporte un nouvel éclairage sur le risque élevé de maladies pulmonaires chez les ex-fumeurs

Des scientifiques constatent que le rétablissement des poumons varie selon le type de cellules pulmonaires et que l’abandon du tabac pourrait laisser une signature biologique distinctive sur les poumons
±Ê³Ü²ú±ô¾±Ã©: 22 July 2026

Une étude menée par une équipe de recherche de l’Université ɬÀï·¬ pourrait expliquer pourquoi les personnes qui cessent de fumer sont toujours exposées à un risque accru de maladies pulmonaires longtemps après avoir fumé leur dernière cigarette.

Publié dans la revue , l’article présente l’un des portraits les plus détaillés à ce jour des effets de l’abandon du tabac sur les poumons à l’échelle cellulaire.

« Les fumeurs présentent le risque le plus élevé de développer des maladies mortelles, comme le cancer du poumon. Toutefois, les ex-fumeurs demeurent plus à risque que les personnes qui n’ont jamais fumé. Malgré plus d’un siècle de recherche sur le tabagisme, nous ne comprenons toujours pas exactement pourquoi », explique l’autrice en chef, Carolyn Baglole, professeure au Département de pharmacologie et de thérapeutique de l’Université ɬÀï·¬ et chercheuse à l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé ɬÀï·¬.

« Nos résultats montrent que certaines lésions semblent réversibles, tandis que d’autres persistent longtemps après l’abandon du tabac. »

Mieux connaître le processus de rétablissement...

À partir de données publiques, l’équipe a analysé plus de 100 000 cellules pulmonaires de 21 personnes : neuf n’ayant jamais fumé, cinq fumeuses et sept ex-fumeuses. Les données couvraient l’activité moléculaire de plus de 40 types de cellules pulmonaires et offraient un portrait très détaillé de la réaction des poumons au tabagisme ainsi que de leur rétablissement après l’abandon du tabac.

L’équipe de recherche a constaté que certains types de cellules se rétablissaient après l’arrêt du tabac, tandis que d’autres présentaient des modifications durables dans des gènes associés à la structure des tissus, à la fonction immunitaire et à la santé des vaisseaux sanguins. Dans certains cas, les ex-fumeurs présentaient des schémas moléculaires absents tant chez les fumeurs que chez les personnes n’ayant jamais fumé, ce qui laisse supposer que l’abandon du tabac laisserait une signature biologique distinctive sur les poumons.

... pour orienter les traitements

« Ces résultats constituent une étape importante vers une meilleure compréhension des lésions causées par le tabagisme qui peuvent guérir et de celles qui pourraient être permanentes », explique Nicole Heimbach, doctorante à l’Université ɬÀï·¬ et autrice principale de l’étude. « En sachant quelles lésions persistent après l’abandon du tabac, nous pourrons mieux comprendre comment les maladies liées au tabagisme se développent et comment nous pouvons les traiter. »

Le taux de tabagisme a diminué au cours des dernières décennies, mais il y a encore . Le tabagisme demeure l’une des principales causes de décès évitables au Canada.

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L’article « », par Nicole Heimbach, Carolyn Baglole et coll., a été publié dans la revue Translational Research. Cette étude a été financée par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et par les Instituts de recherche en santé du Canada.

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