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L’application de glace pourrait ralentir la guérison et prolonger la douleur

Une nouvelle étude remet en question des pratiques établies dans le traitement des blessures
Image par Getty Images.
±Ê³Ü²ú±ô¾±Ã©: 13 May 2026

Selon une étude récente, l’application de glace sur une cheville foulée ou un muscle endolori, pratique couramment utilisée pour réduire la douleur et l’enflure, pourrait retarder la guérison et prolonger la douleur.

Dans une étude préclinique publiée dans la revue Anesthesiology, une équipe de recherche de l’Université ɬÀï·¬ rapporte que, même lorsqu’elle soulageait la douleur à court terme, la cryothérapie (application de glace) risquait de faire doubler le temps de récupération, voire davantage.

« Ces résultats mettent en évidence un paradoxe : les traitements qui réduisent l’inflammation et soulagent la douleur à court terme pourraient, dans certains cas, entraver les processus biologiques nécessaires à un rétablissement complet », indique Lucas Lima, auteur principal et associé de recherche au Centre Alan-Edwards de recherche sur la douleur.

« Ces résultats viennent s’ajouter à ceux d’un nombre croissant d’études qui remettent en question les bienfaits à long terme de stratégies anti-inflammatoires courantes », poursuit-il. Des études antérieures ont montré que certains médicaments, comme l’acide acétylsalicylique (Aspirine), pouvaient également prolonger la douleur, et des recherches sur des animaux ont indiqué que l’application de glace pouvait retarder la réparation des tissus.

Cette nouvelle étude indique pour la première fois, données probantes à l’appui, que l’application de glace pourrait également influer sur la durée de la douleur, d’après des expériences reproduisant des lésions inflammatoires et liées à l’effort physique menées sur des souris.

La glace est couramment utilisée dans le cadre du protocole GREC (Glace, Repos, Élévation, Compression), une approche standard de prise en charge des blessures. Cette technique est largement utilisée pour soigner les blessures, notamment par les athlètes et les professionnels de la santé, mais, selon l’équipe de recherche, les données attestant de ses bienfaits à long terme sont limitées.

« Nos résultats indiquent qu’il faudrait mieux évaluer dans quels cas les stratégies anti-inflammatoires sont utiles et dans quels cas elles ne le sont pas », précise l’auteur en chef, Jeffrey Mogil, professeur distingué James-ɬÀï·¬ et titulaire de la Chaire E.-P.-Taylor d’études sur la douleur.

Il souligne que ces résultats ne sont pas encore directement transposables à l’être humain. On mène actuellement un essai clinique pour déterminer si le même effet s’observe chez des patients en convalescence après certaines interventions, comme l’extraction de dents de sagesse.

³¢â€™Ã©t³Ü»å±ð

L’article « », par Lucas Lima, Jeffrey Mogil et coll., a été publié dans la revue Anesthesiology. ³¢â€™Ã©t³Ü»å±ð a été financée par la Fondation des Instituts de recherche en santé du Canada et la Fondation Louise-et-Alan-Edwards.

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