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Une exposition modérée aux rayons UV serait la meilleure solution pour augmenter la teneur en vitamine D des champignons comestibles

Près de la moitié de la population mondiale souffre d’une carence en vitamine D
A person holding mushrooms in a sunbeam
Image par Getty Images.
±Ê³Ü²ú±ô¾±Ã©: 4 May 2026

Une équipe de recherche de l’Université ɬÀï·¬ a constaté que, lorsque des rayons UV sont utilisés pour augmenter la teneur en vitamine Dâ‚‚ des champignons comestibles, il valait mieux opter pour une exposition modérée. Elle a remarqué qu’une exposition excessive entraînait une dégradation des nutriments ou un effet de plateau. Son étude fournit également des indications quantitatives. 

Les travaux de l’équipe visent à lutter contre la carence en vitamine D, qui touche entre 30 % et 50 % de la population mondiale, ainsi qu’à améliorer la valeur nutritionnelle des champignons. 

« Bien que de nombreuses études aient montré que les rayons UV pouvaient améliorer la valeur nutritionnelle des champignons, il n’existe pas encore d’ensemble de conditions normalisées ou optimisées auquel les chercheurs et les professionnels du secteur peuvent se fier », précise Valérie Orsat, professeure de génie des bioressources et coautrice de l’étude. « Nos conclusions font ressortir un besoin évident : pouvoir disposer de recommandations unifiées pour le traitement aux UV adaptées à chaque espèce. Il faudrait définir des plages de valeurs sûres et efficaces permettant d’augmenter de manière constante la teneur en nutriments, comme la vitamine D₂, sans pour autant compromettre des caractéristiques de qualité telles que la texture, la couleur ou l’attrait global pour le consommateur. » 

Des organismes de réglementation, notamment la Food Standards Agency du Royaume-Uni et Food Standards Scotland, ont confirmé que les produits à base de champignons traités aux UV pouvaient être consommés sans danger. Des études menées chez l’humain ont déjà montré que la consommation de champignons traités aux UV pouvait faire augmenter le taux de vitamine D et ainsi confirmé les bienfaits nutritionnels. 

Une méta-analyse à la rescousse 

Des recherches antérieures sur le sujet ont mis en évidence une grande variabilité dans des facteurs tels que l’intensité des rayons UV, la durée d’exposition et les protocoles de traitement utilisés d’une étude à l’autre, ce qui a souvent conduit à des résultats incohérents.  

Dans la présente étude, l’équipe de recherche a réalisé une méta-analyse de 22  études publiées entre 2020 et 2025. Elle a recueilli et analysé des variables importantes, telles que l’intensité des rayons UV, la durée d’exposition, la dose, la forme des champignons (en tranches ou entiers) et les taux de vitamine D₂ obtenus, puis elle a utilisé une analyse de surface de réponse – technique de modélisation statistique – pour mettre en évidence les interactions entre ces variables.  

À l’aide de cette approche, elle a déterminé, pour chaque espèce, la zone de traitement sûre et optimale, c’est-à-dire les conditions permettant d’optimiser la teneur en vitamine D₂ tout en préservant la qualité des champignons. 

« En résumé, nous sommes allés au-delà des études individuelles pour brosser un portrait global, fondé sur des données, de ce qui fonctionne le mieux », précise la Pre Orsat. 

Lumière bleue ou lumière verte? 

L’équipe va bientôt commencer à utiliser différents types de lumière, comme les lumières bleue et verte, individuellement ou en association avec les UV pour favoriser la production d’un plus large éventail de composés bénéfiques dans les champignons. 

« Les recherches s’orientent vers une approche plus intégrée faisant appel à des traitements lumineux programmés de manière stratégique, de la culture jusqu’à l’après-récolte et au stockage, précise , coauteur de l’étude et doctorant à l’Université ɬÀï·¬. Nous voulons mettre au point des traitements par la lumière synergiques qui favoriseraient la production de vitamine Dâ‚‚ et qui amélioreraient la teneur des autres nutriments et composés bioactifs ainsi que la qualité globale des produits pendant le stockage et la présentation en magasin. » 

« Les recherches pourraient déboucher sur des technologies standardisées et évolutives pour la production de champignons, et nous permettre ainsi d’obtenir des produits plus sûrs, plus nutritifs et aux propriétés fonctionnelles améliorées tout au long de la chaîne d’approvisionnement. » 

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L’article «  », par Augustine Edet Ben et Valerie Orsat, a été publié dans ¹ó´Ç´Ç»åÌý¸é±ð²õ±ð²¹°ù³¦³óÌý±õ²Ô³Ù±ð°ù²Ô²¹³Ù¾±´Ç²Ô²¹±ô.Ìý

Cette étude a été financée par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et par le Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies. 

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