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La Fondation de la famille Weston rĂ©compense deux chercheuses de l’UniversitĂ© ɬŔď·¬ pour leurs travaux sur le microbiome humain

Corinne Maurice et Natalie Zeytuni, professeures à l’École des sciences biomédicales, ont reçu des fonds de recherche du programme Proof-of-Principle de la Fondation de la famille Weston. L’annonce a été .

La Fondation de la famille Weston, par l’intermédiaire du Weston Brain Institute et de la Weston Family Microbiome Initiative, soutient les approches scientifiques visant à améliorer considérablement la santé et le bien-être des Canadiennes et Canadiens. Le programme Proof-of-Principle, par l’intermédiaire de la Weston Family Microbiome Initiative, finance des projets de recherche menés au Canada qui contribuent à l’application des connaissances sur le microbiome pour l’amélioration de la santé humaine.


Le rôle des virus intestinaux dans la santé au début de la vie

Corinne Maurice, professeure agrĂ©gĂ©e au DĂ©partement de microbiologie et d’immunologie, codirectrice du Centre de recherche sur le microbiome de l’UniversitĂ© ɬŔď·¬ et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les interactions microbiennes intestinales, a obtenu du financement pour son projet intitulĂ© « Phage-bacteria dynamics in early life: shaping gut maturation in health and obesity ».

Ses travaux porteront sur un facteur encore peu étudié dans le développement du microbiome intestinal au début de la vie : les bactériophages, virus qui infectent les bactéries. C’est là un élément important dans l’obésité infantile, problème de santé de plus en plus préoccupant.

Corinne Maurice étudiera l’influence des interactions entre les bactéries et les bactériophages sur la maturation du microbiome chez les nourrissons présentant un risque d’obésité. Elle cherchera aussi à déterminer si une approche novatrice, la transplantation de virome fécal (TVF), qui repose uniquement sur la composante virale du microbiome, peut rétablir une croissance microbienne saine. Les résultats pourraient ouvrir la voie à des interventions précoces visant à réduire les risques à long terme de maladies métaboliques.


Nouveaux outils à base de protéines pour bloquer les bactéries buccales nocives

Natalie Zeytuni, professeure adjointe au Département d’anatomie et de biologie cellulaire, a reçu du financement pour son projet intitulé « Selective Inhibition of Bacterial Surface Structures to Restore Oral Microbiome Symbiosis ».

Les maladies des gencives, affections chroniques parmi les plus courantes dans le monde, sont étroitement associées à des déséquilibres du microbiome buccal. La chercheuse a pour objectif de prévenir ces maladies en bloquant les premières étapes de la formation d’un biofilm nocif dans le microbiome buccal, qui peut provoquer une inflammation à long terme dans la bouche et ailleurs dans l’organisme.

Grâce à la biologie structurale et à l’ingénierie des protéines, son équipe concevra de petites protéines stables capables de cibler les sites d’adhésion à la surface des dents et d’empêcher les bactéries de s’y fixer et de former des communautés propices aux maladies. On produira ces protéines et on les mettra à l’essai dans des modèles de biofilms afin de déterminer leur capacité à inhiber l’agrégation des bactéries associées aux maladies et à perturber la stabilisation de ces communautés nocives.

L’équipe a repéré les éléments structuraux vulnérables impliqués dans l’adhérence bactérienne afin de mettre au point des protéines capables de s’y fixer avec précision. Les travaux de Natalie Zeytuni jetteront ainsi les bases de traitements topiques sans antibiotiques pour l’obtention d’un microbiome buccal plus sain.

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